vendredi 4 février 2011

Le jeu « cadavre exquis »

Il y a un jeu que j'affectionne particulièrement, parce qu'il combine les mots et l'humour.

Afin d'y jouer, il faut idéalement être quatre personnes.

Chacun des participants a une feuille, et chacun cache d'abord ce qu'il écrit sur celle-ci.

Il faut y aller selon certains paramètres : la première personne inscrit sur sa feuille un nom, la seconde personne un adjectif, la troisième écrit un verbe, et la quatrième, elle, un complément de phrase.

Puis, dans l'ordre, chacun lit le lambeau de phrase qu'il a écrit en secret, et il en résulte des phrases vivement absurdes.

Voici un extrait des meilleurs cadavres exquis obtenus en famille :

Le bonhomme de neige artistique hurle dans l'espace sidéral.
Le curé menteur rougit de honte à l'heure de sa mort.
Sonia, très lente, s'arrache les poils de sourcils durant le carnage.
Le chef d'orchestre anorexique se triture la cervelle dans un palmier.
Le médecin gaffeur déglutit goulûment sous la jupe d'une étudiante.
La prostituée scintillante virevolte à Jérusalem.
Le lapin trop cuit se nettoie à Dallas.
Le jeune voisin très éduqué récite son texte dans mon Sapin de Noël.
L'animateur radio libéré s'excite sous la table.
Le pâtissier invisible se doigte dans un avion.
Le pusher intellectuel remet en question son orientation sexuelle dans la poubelle.
Le bodybuilder peu pressé gambade les fesses à l'air.
Un musicien très distingué pisse dans son lit.
Les vieux voisins illuminés souhaitent bonne nuit à leurs amis dans un sauna.
Le curé beau parleur s'excite au soleil.
Le p'tit gros incompris sourit dans une cage en verre.
Le proxénète exotique irradie à grands traits de crayon.
L'écolière catastrophée vomit sous la lampe éteinte.
Le Père Noël bizarre érige des plans parmi tous les flacons.
Un homme sensuel se torche avec des matraques en stainless.
Un «
transformer» attaché affectivement baise dans un cimetière hanté.
Le vieux curé enjôleur danse en solo sur la cuvette.
Le prof de maths aux yeux de feu se tortille sur une licorne.
L'antipathique silencieux se perd à la St-Valentin.
Le facteur pouilleux idéalise la crasse comme un buffet de la Stanza.
L'apprenti pusher totalement idiot cuisine, car après tout, il a 40 ans!
La vieille de 60 ans arbitrairement homosexuelle se pourlèche près d'un arc-en-ciel.
L’araignée aux yeux verts frappe des handicapés au cœur de la nuit.
La coccinelle suicidaire boit du thé vert avec des airs d'Éric Salvail.
Le voyeur sensuel humecte ses lèvres et fait cuire du saumon.
La lumière avide flatte le chat orange dans un film porno.
Le maire d'la ville, caramélisé, fabrique une poutine artisanale sous un parasol délabré.

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