samedi 12 novembre 2011

Rien et tout se chatouillant

De volubiles errances vipérines
Un coeur clochard qui s'expie en
Grogne musclée qui salive

Des tempêtes de fumée
S'enfumant de sève bactérienne
Des mitraillettes d'atomes pour
Des meurtres du hasard

Des pays sans noms
Provisoirement habités
Par des mygales totalitaires

Des cathédrales chimiquement hallucinées
Où l'on écrase des fouilles archéologiques,
Piétine les dents qui souriaient autrefois

Des femmes-monstres qui ont dans
Leurs entrailles
Des laboratoires de fleurs de feu

Des débâcles mathématiques
Scientifiques empalés par des pieux d'infini
Des songeurs carrés se défenestrant
Dans le théorème de Fermat

Des pianistes qui s'endorment la face
Sur le clavier en l'accord de leur vie
Ils s'éveillent en sursaut sont médiocres à nouveau

4 commentaires:

  1. Ça laisse de ces sensations étranges, pareil à l'écoute du film "The Wall". J'ai l'esprit en flambeau, martelé d'images en carton vivant, suite à la lecture de cette fresque remuante. Est-ce que c'est un lendemain de fin du monde qui t'a fait enfourcher l'apocalypse jusque dans tes songes?

    RépondreSupprimer
  2. J'aime bien tailler les sentiments dans une gomme d'absurde, ça les rend plus esthétiques, moins vilainement crus.

    Je ne sais plus trop quand je l'ai écrit, mais ces jours-ci mes fondations sont ébranlées. C'est pas nécessairement mauvais. Ça permet aux sentiments oubliés d'être extirpés du brasier des profondes caves.

    RépondreSupprimer
  3. "Les sentiments oubliés", ces émotions, de belles grosses grasses salamandres tapies sous les rochers; lorsque qu'on retourne les pierres, la bestiole tente de fuir et nous de la capturer. Tout à coup, on croit l'avoir saisit, mais on réalise vite qu'elle nous laisse encore une fois la queue entre les mains. Sale bête gluante que l'on peut s'empêcher de chasser. L'instinct j'imagine.

    RépondreSupprimer