vendredi 21 décembre 2012

Haïku


Forgé dans la patience de l'instantanéité — écrit un autre jour que celui-ci, qui par anticipation faisait écho à maintenant... Présent, bof, passé, bof bof, brassage d'atomes ! Les ressacs du futur, selon Bergier et Pauwels. Ou peut-être suis-je simplement moi-même, les vagues les plus fortes de mon identité me reviennent-elles alors souvent. (Évidemment. Mes états d'esprit, aussi singuliers soient-ils parfois, ne sont que des sous-combinaisons de combinaisons plus communes. Il y a un tableau périodique de mes affects, effectivement.) Laïus et haïku, des petits mots qui se ressemblent. Est-ce que je vous ai déjà fait entendre, par le truchement de ma voix posée de lecteur, ma dissertation sur les chats au pelage cendré du Wisconsin ? Je sens qu'on s'égare. Mais ce n'est pas grave, car le présent poème englobe, pour ainsi dire, pas mal... tout !

J'attends les secrets
Tous les secrets du monde
Pour m'en confiturer les yeux

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