jeudi 27 décembre 2012

Un sonnet


Soleil frelaté des incantations diverses,
Me suis-je trop bercé dans l'ombre de ton or ?
De fausses oraisons, éthérées et perverses,
Ont-elles fait de moi un suppliant qui dort ?

Il est dur de prendre aux tripes qui tergiversent
Les clés d'espérance du grand royaume mort...
D'autant plus en tant que rêveur à la renverse !
Je ne prie plus, non ! Je crache un feu qui m'essore !

Je me disais prêtre ricassant, carnassier
Gobeur de soleils : je fus fillette émaciée
Qui se gargarisait avec cailloux lunaires !

Le sort a trop mordu mes doigts, battu mes yeux
De toute façon... Non, pas d'excuses amères !...
J'ai été le maestro d'un coeur fuligineux...

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