mercredi 4 décembre 2013

À dix-huit ans, j'ai lu le dictionnaire de la psychanalyse en trente minutes et je l'ai jugé risible

C'est pas du tout ce dont je voulais vous parler.

Sinon...

— Tu es à moitié humain, m'avais-tu dit, en psychologue consciente de ses paroles.

Je n'avais rien répliqué sur le coup, dans l'instant même, quand le fer chaud s'abattait sur moi, sachant que tu étais visiblement dépassée par une vérité intérieure qui était tienne et seulement tienne, pas mienne pour deux cents, et que tu disais somme toute n'importe quoi. Puis je t'ai questionnée, candidement. Pas de réponse de ta part. Qu'un rire. Plus tard, tu me disais que je m'en mettais beaucoup sur les épaules, et que c'était ce qui t'avait poussée à me dire ça ; je n'avais pas cru à cette réponse.

— Tu es hyper cérébrale, c'est pour étouffer des émotions, t'ai-je dit, une autre journée.

Cela n'avait rien à voir avec ta réplique antérieure. Mais rétrospectivement, elles ont le plus grand rapport du monde.

C'est ce qui t'a donné envie de fuir. Deux répliques, deux mesures.

Ironiquement, n'était-ce pas, essentiellement, deux fois la même affirmation ? L'une crue, l'autre avec un certain charme en comparaison ? Sans charme propre dans l'absolu, ça je le concède.

Mais ceça qui est ça. Deux répliques, deux mesures.

Deux personnes. Deux partitions différentes.

2 commentaires:

  1. J'aime mieux les femmes faciles. Non pas celles qui tombent dans les bras du premier venu, mais celles qui sont soleil par temps gris, ou brise par temps clair. Malheureusement, bon nombre de dames qui ont croisé mon chemin – ce n’est pas typiquement féminin, car certains hommes sont comme ça – eurent tendance à semer le vent alors qu’il faisait beau. Je dirais que quelques une se délectèrent de certaines de mes périodes plus ténébreuses. Chercher la bête noire à tout prix. Quel poison !

    Trop d’analyse rend tordu ce qu’il y a de plus beau. L’ignorance empêche d’apprécier nuances et subtilités. Entre les deux, il y a un paradis.

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