samedi 1 mars 2014

Je réalise que j'aime tout le monde

J'ai beau essayer de détester, en mordant ma chique de mots, en plâtrant mon coeur, en me délestant de ma fureur, au final, ça ne tient pas, j'aime tout le monde, et ça, ça tient.

6 commentaires:

  1. Ben voilà une pensée profonde pour un dimanche matin !

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  2. C'était davantage, pour tout dire, une pensée du samedi soir en décalage horaire. Toujours est-il que malgré la tournure très littéraire, le message, lui, n'est pas profond, c'est le plus simple, si tant est que la morsure d'un fouet qui fait prendre conscience est légère. Divergence entre mes appréhensions intellectuelles et mon cœur goûtant le présent. Ce billet aurait pu se limiter au titre.

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  3. Mon genre de pensée et pas mal la conclusion que je tire pour moi-même aussi. Ce qui me reste à régler: c'est une bonne chose ou non?

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  4. C'est une bonne chose, selon moi. Bien sûr, c'est délicat. Il faut chercher à se protéger, aussi. Il faut seulement pas s'encombrer d'une armure oppressante.

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  5. Savoir s'aimer au moins un peu plus que les autres, parce que les autres ne le font pas toujours pour soi.

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  6. Fair enough. Charité bien ordonnancée commence par le plus beau des soi-mêmes, qui est soi-même. Formule coquette à part, c'est certain qu'il faut faire attention dans ce monde. Ça m'est arrivé d'ouvrir mon cœur tout bêtement, mais j'ai compris que des personnes ne sont tout simplement pas élevées. On peut les aimer autrement, ces personnes-là, à défaut d'interagir avec elles : en les comprenant, en leur pardonnant, en ayant pour elles de la commisération, une pitié attendrie, en ayant, réalistement, une âme qui se sait plus haute... De toute façon, on est tous le sujet du pardon de quelqu'un, à un moment ou un autre.

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