lundi 5 septembre 2016

Seconde vision de la Madone

Madone, cœur de grand format palpitant lousse...
Douce sauvageonne annexant tous les soleils,
Incarne-toi devant moi, sous ma barbe rousse,
Ayant pour humble vœu de saper nos sommeils...

Tu sais donc manœuvrer la vie de tes bruns pouces !
Posés sur nos paupières comme deux abeilles ;
Avant de rouvrir nos yeux affranchis des frousses,
Ayant guéri en nos seins les abcès vermeils !...

Jeune âme bruyante des rires qu'elle goûte,
Tu sais bien aux anges bâtards ce qu'il en coûte
Pour réanimer les fibres les plus secrètes !

Tes torsions de lèvres flirtent avec les cris !
Mais cette vie que tu chantes, que tu décrètes
Lavande, se déchaîne et lentement fleurit !

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