samedi 29 octobre 2016

Merci à toi pour ces échanges

Je pense qu'ils ont été, pour l'essentiel, constructifs, aptes à ouvrir une foultitude de portes, ici dans la tête — et, aussi, des volets dans la poitrine.

Par contre, je n'ai pas le temps ou l'énergie pour ces tergiversations, pour ces façons volages, ces murmures du cœur volatils. Je suis monumentalement crevé vu l'existence. O.K., Madone ? Ou sœur jumelle d'icelle.

C'est facile, du reste, de faire des correspondances entre des écrits et la réalité. Aussi désespérément imbibé de synchronicités que je sois, je ne peux pas nier l'effet de validation subjective.

Puis, comme je m'entêtais à te le dire : nous aurions pu être de bons amis, pourquoi toute cette vapeur surréelle autour ? Je ne recherchais rien, à tout prendre, surtout pas, donc, à chiper à un type sa poule. Mon éthique m'en empêcherait, tu comprends.

Des vapeurs d'étoiles en suspens, tu me disais. Le monde comme toi jouit d'abord et avant tout des potentialités, des routes dans l'éther, de la proximité constante, presque indécente, entre possibles et monde tangible. Je comprends, c'est chouette ! mais parfois, il faut des gens bêtes comme leurs pieds qui tranchent.

Tout le meilleur pour toi, et excuse mes façons cavalières.

Ce qui suit a été écrit autour du 10 septembre. Ça fera une belle série de poèmes, hein. Petit vestige mystique.

Cinquième vision de la Madone

Ahuri par tant de candeur…
La mienne ou bien celle qu’est tienne ?
Le front bleui de gaies vapeurs
Je dégaine cette rengaine…

Mado-do-ne il est ke-kel’ heure ?
L’heure pour-pour sûr que tu viennes !
J’suis pas un allusif pécheur
L’heure bah ! oh ! que t’interviennes !

Mado-do-ne, l’est où l’horloge ?
Cel’ qui avec le temps s’arroge
Tu sais les secondes de feu ?

Com’ de fait on s’en fout un brin
T’es jamais à l’heure grand Dieu
Moi non plus, en vrai malandrin !


Sixième vision de la Madone

L’air se raréfie dans ce bar
Mais jamais l’art dans ma caboche
Comme un suppliant malabar
Inerte tout comme une roche

J’te fouette d’un poème rare
Je t’évoque pour que t’approches
Je te délivre une ode et quart…
Tu n’es que dans un rêve proche

Es-tu danseuse aux pieds agiles ?
Remuement animant l’argile ?
Pan de cosmos dont l’âme bat ?

Es-tu le suprême délice
Parlant jusqu’aux cœurs les plus bas,
Cueillant le rêveur dans l’abysse ?


Septième vision de la Madone

Sept comme le septantième art
Aimes-tu les films zéro tic ?
Geste assuré et cœur sans fard
Joue dans tous mes films poétiques

Parfois le sein se lève tard
Dans la nuit les amants pratiquent
Une porte comme un regard
Dont l’or les nimbe de musique

Donc l’ingénierie de tes reins
A-t-elle un art savant voisin
De celui de ton dos qui danse ?

De ta jambe qui s’articule,
De ton anatomie en transe ?
L’amour est là, ça gesticule…

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