vendredi 6 janvier 2017

Trouvailles + Quatrième vision de la Madone

Tel que retrouvé dans un calepin... 

Futur

Le futur plane comme un aigle sans cœur. Il ne te saisira pas à moins que tu ne lui demandes. Alors !... les yeux brillent.

*

Vers divers

Madone, j’ai lâché un cri sec et beau comme celui d’un violon. M’as-tu entendu ?

Vois-tu, Madone,
Je ne suis pas un
Barbare résigné
J’ai l’âme et l’âge
Dans le corps !

La Madone
Écrit des vers
Sur l’écorce de mon cœur

La Madone
Me peuple
Comme un feu de résurgence

O, Madone !
Je ne t’invente pas
Simplement, je te trouve

*

Quatrième vision de la Madone

Madone, dis-moi, mon aimable lumineuse,
Cœur qui investigue le blanc flanc des nuages,
Ma fleur salée d’une clarté pharamineuse,
Voudrais-tu renverser tous les anthropophages ?

Toi dont la crinière est l’âme et le bras l’épée,
Soutirerais-tu au vieux brasier qu’est la terre
La semence calorifique au goût d’été
Qu’on pourrait essaimer comme un chant de pivert ?

Toi qui habites mes pensées ainsi que lune
Vaillante, figée de blancs désirs ardemment
Réfléchis, toi souffle et rire unique, à la une
De mon cœur, je veux te débusquer patiemment !

Où te trouverais-je, lumière qui jamais
Ne trahit les yeux ? Sur la crête d’une étoile ?
Où ? Dans un sorbet de nébuleuses bleues, baies ?
Dans l’iris d’or d’une statue sous une toile ?

Tu es une boule d’énergie brute et belle ;
Déjà ta présence se plaque à ma peau, vent
Qui picote et remue mes sens, parfum rebelle
Liant les sens dans sa marche et se déliant…

Madone ! Madone ! O humaniste à la gorge
Nouée devant l’enfer du monde et aux reflets
Pastel dans un regard qui encore se forge,
Je serai l’alibi de tes rêves secrets !...