samedi 1 avril 2017

Le Corbeau (traduit par Stéphane Mallarmé)

C'est tantôt rond, brumeux ; tantôt pénétrant, éloquent. À brûle-pourpoint, j'ai le sentiment que l'émotion y est fidèlement recopiée, plus que le texte n'est traduit, adapté. C'est en un sens très bien. Ce n'est pas l'idéal en matière de fonctionnalité, mais c'est original. C'est ici.

Après avoir lu — avec joie — la précédente traduction, j'ai immédiatement relu la version de Baudelaire.

Les deux sont très fortes et très recherchées. Je préfère la seconde. Je trouve que Charles avait l'art de situer dans sa prose de discrets ancrages — en maniant le vocabulaire, le découpage des phrases, le rythme ; en orientant l'organique destin des phrases —, ce qui permet de guider l'attention du lecteur dans la florissante fumée du rêve.

Cela dit, dans la première version, les dessins, c'est chic ; passer de l'anglais au français, ça clique.

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