jeudi 11 juillet 2019

Sonnet 99

La rumeur veut que j'aurais traduit ça à l'ombre d'une sorte d'arbuste de la famille des Théacées, un certain soir de septembre (pas le précédent, celui d'avant).

Sonnet XCIX

The forward violet thus did I chide:
Sweet thief, whence didst thou steal thy sweet that smells,
If not from my love's breath? The purple pride
Which on thy soft cheek for complexion dwells
In my love's veins thou hast too grossly dy'd.
The lily I condemned for thy hand,
And buds of marjoram had stol'n thy hair;
The roses fearfully on thorns did stand,
One blushing shame, another white despair;
A third, nor red nor white, had stol'n of both,
And to his robbery had annexed thy breath;
But, for his theft, in pride of all his growth
A vengeful canker eat him up to death.
More flowers I noted, yet I none could see, 
But sweet, or colour it had stol'n from thee.


Sonnet XCIX

J’ai disputé ainsi la violette immature:
Douce brigande, d’où as-tu pris ton parfum,
Si ce n’est du souffle de mon amour? Ce pur
Pourpre, à ta joue douce en éclat, c’est un emprunt
Grossier au sang de mon amour dont tu t’es teinte.
J’ai condamné le lys au sujet de ta main,
Les bourgeons de marjolaines pour tes cheveux;
Des roses, debout sur leurs épines, m’ont craint,
Une honteuse et rouge, une d’un blanc anxieux;
Une tierce, teint mêlé, les avait volées,
Et, à ceci, avait annexé ton haleine;
Mais, pour son vol, en sa poussée tout en fierté,
Dans sa faim, vengeur, un chancre à la mort l’entraîne.
J’en vis plus, mais ne remarquai aucune fleur
Ayant volé ou ta fragrance, ou ta couleur.

— William Shakespeare

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