mercredi 9 octobre 2019

Sonnet 25

Une traduction que j'ai faite il y a plus d'un an. Autour de juin 2018, si je ne m'abuse. Un de mes poèmes préférés de Shakespeare. Incidemment, ça reflète bien la façon dont je me sens en société, parfois. He's basically sayin' que ceux qui flashent beaucoup dans ce monde finissent par être oubliés, et qu'on peut cultiver quelque chose de pur, d'authentique, qui reste, dans ce cas-ci, pour lui, c'était l'amour. Me suis laissé une petite liberté poétique en ce qui a trait aux pétales, mais ça me semblait être le sens le plus juste dans le contexte.


Sonnet XXV

Let those who are in favour with their stars
Of public honour and proud titles boast,
Whilst I, whom fortune of such triumph bars
Unlook'd for joy in that I honour most.
Great princes' favourites their fair leaves spread
But as the marigold at the sun's eye,
And in themselves their pride lies buried,
For at a frown they in their glory die.
The painful warrior famoused for fight,
After a thousand victories once foiled,
Is from the book of honour razed quite,
And all the rest forgot for which he toiled:
Then happy I, that love and am beloved,
Where I may not remove nor be removed.


Sonnet XXV

Laisse ceux qui sont de mèche avec leurs étoiles
S’enivrer des titres et des publics honneurs,
Quand moi, dont le triomphe a un sort qui le voile,
Discret, je savoure et honore mon bonheur.
Les chéris des princes étendent leurs pétales
Comme le Souci des jardins sous le soleil,
Gardent enterré pour eux-mêmes ce qu’ils valent,
Et pour un froncement, au faîte, s’ensommeillent.
L’endolori lutteur marquant pour ses combats,
Qui gagna mille fois, après une défaite,
Voit son nom rasé du livre qui l’honora,
Et relégué, son dur labeur, aux oubliettes.
Je suis donc heureux, moi qui aime et suis aimé,
Où je ne reprends pas, où l’on ne peut m’ôter.

— William Shakespeare

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