dimanche 11 avril 2021

Moi, en tout cas, je lis surtout ses livres ces temps-ci

Je comprends que ça puisse faire commérer. Je comprends également que ça puisse faire chroniquer, et ce, plus qu'une fois. Pourquoi pas parler, à la radio?

Cette idée du cimetière qu'on visite pour se faire une tête au sujet de la population d'un lieu, je l'ai lue dans l'un de ses livres. Je l'avais trouvée brillante. C'est à mon avis une idée essentiellement littéraire, esthétique.

L'expression tricotée serrée qu'il emploie, pour décrire la famille québécoise, dévie un peu quant au sens qu'elle devrait avoir. Pour citer la banque de dépannage linguistique: « Employée dans un sens figuré, l’expression tricoté serré, qui signifie "uni étroitement par des liens d’amour, de solidarité ou d’intérêt, très soudé", est un calque de l’anglais close-knit, entre autres dans l’expression une famille tricotée serrée (a close-knit family). » Il est donc question de solidarité, de collaboration étroite, et non de tricotage génétique rapproché. Mais ça passe tout de même. L'idée n'est pas scandaleuse.

Ce qui me laisse perplexe, toutefois, c'est cette affirmation: « Souvent, ça se reflète aussi sur la librairie. Les gens qui se font des enfants entre eux finissent par lire les mêmes livres. »

J'ai l'impression qu'il peut s'agir d'un glissement de sens. Ainsi, « les gens qui se font des enfants entre eux », est-ce que cela fait allusion aux individus consanguins qu'on rencontre parfois, dans n'importe quelle culture, ou aux Québécois?

Cela dit, on ne peut pas ne pas percevoir quelque chose de méprisant. Question de perception, oui. J'ai sans doute été contaminé par d'autres perceptions. On ne peut pas, en revanche, ne pas lui laisser une chance de s'expliquer. En cette période pandémique, cela m'étonnerait qu'il ait été touché par un virus. Je n'espère pas. C'est certainement un malentendu.

Dans tous les cas, ça ne m'empêchera pas de rédiger et de lui poster la lettre admirative que j'avais en tête.

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