vendredi 28 avril 2017

Bien raison, lui aussi

« Je trouve mes seules vraies joies dans la solitude. Ma solitude est mon palais. C'est là que j'ai ma chaise, ma table, mon lit, mon vent et mon soleil. »

— Réjean Ducharme

La solitude

“I live in that solitude which is painful in youth, but delicious in the years of maturity.”

— Albert Einstein

vendredi 14 avril 2017

Manie : extrait de Wiki

Symptômes et signes

Un épisode maniaque est caractérisé par une modification de l’humeur, et la survenue de certains symptômes tels ceux décrits ici. Bien évidemment, tous les symptômes ne sont pas présents à la fois chez un même individu. Beaucoup d’aspects permettent de considérer la manie comme une « dépression inversée », dans le sens d’une « accélération », une intensification des pensées, des émotions (tout est plus fort, plus vif, plus intense, y compris la douleur morale ou la tristesse parfois, ce qui amène à des confusions diagnostiques).

Des symptômes typiques sont par exemple :

• une excitation, une exaltation, un ressenti de « pressions intérieures » ;
• une humeur « élevée » : euphorique classiquement, mais aussi une irritabilité, une plus grande réactivité (« au quart de tour »), une propension à se mettre en colère ;
• de l’activité sans repos, de l’agitation improductive. La personne commence plusieurs choses et ne les termine pas, par exemple ;
• une diminution de la pudeur, une « perte de gêne » allant parfois jusqu’à des attitudes de séduction et des contacts sexuels à l’excès ou au hasard (alors que dans son état « normal », la personne n’aurait pas souhaité avoir ce genre de comportement) ;
• une accélération de la pensée : incessamment de nouvelles pensées traversent la tête de la personne :

> difficultés de concentration : difficultés à se tenir à une même activité, distractibilité,
> troubles du cours de la pensée : en parlant de quelque chose, la personne s’écarte encore et encore du fil de sa pensée (digressions multiples) et elle a du mal à retrouver le sujet initial dont elle voulait parler,
> la fuite d’idées : les pensées se suivent extrêmement rapidement (tachypsychie), se bousculent parfois dans la tête. La personne passe du centième au millième. Les associations d’idées se relâchent. La suite des pensées reste logique pour la personne, mais pour son interlocuteur, il est parfois difficile de suivre le fil du discours (« coq à l’âne »). La personne qui souffre de manie, ayant oublié le but de son récit, n’est plus forcément capable de répondre à des questions ultérieures ;

• un besoin important de parler (logorrhée), et une parole abondante, accélérée, inarrêtable. Il s’agit du reflet de l’accélération des pensées. Dans les cas extrêmes, les paroles se précipitent si rapidement que l’auditeur a des difficultés à suivre ;
• une assurance excessive ;
• une réduction du besoin de dormir, sans que la personne ne se sente aussi fatiguée qu’elle le devrait en dormant si peu. La réduction du sommeil est souvent un des premiers signes d’un épisode maniaque ;
• sentiment altruiste : envie d’aider les autres, ressenti des émotions des autres (hyperempathie) ;
• hypersensibilité affective (émotions plus vives) et quelquefois sensorielle ;
• labilité émotionnelle : le fait de passer facilement du rire aux larmes ;
• parfois la négligence de l’alimentation ou de l’hygiène.

Lors d’une manie, dans un délire de grandeur, le malade peut s’engager dans des affaires menant à des conséquences très désagréables pour les personnes concernées et pour ses proches, par exemple quand il s’endette pour acheter un foyer pour animaux ou quand il engage un orchestre, qu’il souscrit un crédit qu’il ne pourra honorer par exemple. L’image complète d’une manie, chez le même patient, peut différer de cas en cas et souvent d’épisode en épisode. Le malade prend conscience de la souffrance de ses proches et des conséquences sociales seulement quand la manie diminue. Des sentiments graves de honte par la suite ne sont pas rares. Les amis et la famille n’arrivent pas à empêcher le malade d’agir. Un maniaque ne se laisse ni freiner ni donner des leçons.

La plupart de ces comportements sont étrangers au caractère du malade qui, pendant une phase maniaque, ne réalise pas qu’il est malade se sentant « parfaitement bien », le plus souvent (ce qui rend le traitement difficile).

samedi 1 avril 2017

Le Corbeau (traduit par Stéphane Mallarmé)

C'est tantôt rond, brumeux ; tantôt pénétrant, éloquent. À brûle-pourpoint, j'ai le sentiment que l'émotion y est fidèlement recopiée, plus que le texte n'est traduit, adapté. C'est en un sens très bien. Ce n'est pas l'idéal en matière de fonctionnalité, mais c'est original. C'est ici.

Après avoir lu — avec joie — la précédente traduction, j'ai immédiatement relu la version de Baudelaire.

Les deux sont très fortes et très recherchées. Je préfère la seconde. Je trouve que Charles avait l'art de situer dans sa prose de discrets ancrages — en maniant le vocabulaire, le découpage des phrases, le rythme ; en orientant l'organique destin des phrases —, ce qui permet de guider l'attention du lecteur dans la florissante fumée du rêve.

Cela dit, dans la première version, les dessins, c'est chic ; passer de l'anglais au français, ça clique.

lundi 20 mars 2017

À revoir...




Il percevait la vie de façon originale. Il devait avoir beaucoup de plasticité cérébrale.