jeudi 7 novembre 2019

Article sur la polymathie

Article très intéressant sur la polymathie.

Une bonne vie...

“I have gradually come to one negative conclusion about the good life. It seems to me that the good life is not any fixed state. It is not, in my estimation, a state of virtue, or contentment, or nirvana, or happiness. It is not a condition in which the individual is adjusted or fulfilled or actualized. To use psychological terms, it is not a state of drive-reduction, or tension-reduction, or homeostasis.

The good life is a process, not a state of being.

It is a direction not a destination.

The direction which constitutes the good life is that which is selected by the total organism, when there is psychological freedom to move in any direction.

This organismically selected direction seems to have certain discernible qualities which appear to be the same in a wide variety of unique individuals.

The good life, from the point of view of my experience, is the process of movement in a direction which the human organism selects when it is inwardly free to move in any direction, and the general qualities of this selected direction appear to have a certain universality.”

— Carl Rogers, On Becoming a Person

mercredi 30 octobre 2019

AlphaGo




Ça me donne le goût d'apprendre le Go !

La progression d'AlphaStar à StarCraft 2




Dire que je me suis trouvé excentrique, par moments, autrefois, d'adorer ce jeu. Maintenant, on le considère au niveau des Échecs et du Go. Et il permet de favoriser l'apprentissage — l'imitation des experts — dans l'intelligence artificielle.

Je savais pertinemment qu'il y avait quelque chose de tout à fait universel dans ce jeu de stratégie.

Suis tombé là-dessus récemment ; je pense qu'on est aventureux chacun à notre façon

« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. »

— Marcel Proust

Voici d'ailleurs les mots que je mets dans la bouche d'un de mes personnages :

« Ce monde est à réinventer. Lorsque je ferme les yeux, je vois toute l'espèce humaine. Pleines narines ouvertes, je le sens, cet essaim ! Je vois tous les pays, leurs démarcations au fil de fer. C'est pour cela qu'il m'indiffère de prendre l'avion : je suis ubiquitaire. Un esprit hippie qui souffre d'intrication. Je suis partout. Il faut non pas, à coup de voyages, se développer une « idée du monde ». Quintessentiel égoïsme ! Il faut avoir une conscience universelle, tout de suite. Il faut se connecter à l'inconscient collectif jungien. J'ai immensément plus de tendresse et de respect pour le chemineau qui, ayant des sous au creux de sa main, rêverait d'en partager une partie avec l'Africain indigent, lui aussi mal en point à l'autre bout du monde, que pour le touriste infernalement aveugle. On voyage non pas pour se faire une idée du monde, mais seulement pour en voir la partie reluisante. Les deux seuls types de voyageurs qui sont dignes, que je salue, sont les bohèmes qui ne savent jamais où ils se trouvent, puisqu'ils méconnaissent entièrement le principe de frontières, et ceux qui ont des aspirations humanitaires. »

Ce n'est pas nécessairement mon état d'esprit actuel, à moi. C'est pour illustrer l'idée qu'on peut, qu'on devrait avoir une conscience universelle, se sentir connecté à la planète. Dès qu'on ferme les yeux. C'est possible. Étant aussi un être de paradoxes, je pourrais me découvrir un jour un intérêt pour les voyages. Mais pour l'heure, je suis impécunieux et occupé. Voyage-t-on pour se dépayser, pour vivre de l'aventure ? Je vis ces choses-là en masse, dans ma propre vie, pour l'instant. Et bien que mes souliers préférés soient troués, je suis sans doute l'antithèse de l'homme aux semelles de vent ; je recherche plus l'enracinement. Et dans les quelques fantasmes épars où je me vois voyager, je me vois plutôt repartir à neuf ailleurs, avoir trouvé un peuple d'adoption.

jeudi 24 octobre 2019

Éprouver son propos

« Les poètes peuvent être définis comme des êtres qui savent dire mieux que personne où ils ont mal. »

— Pedro Salinas

Ne point faire de drames (en dehors des œuvres littéraires)



Il me faudra l'un de ces t-shirts.

Je pense que ceci résume bien mon opinion au sujet des rapports humains.

Un poète, dramatique? Pas pour deux sous, en ce qui me concerne.

J'aime une vie à la rigueur ennuyeuse.

Je veux désamorcer les conflits rapidement. Je les trouve superflus, insipides, chronophages. Ils ne devraient pas exister. On devrait plutôt passer son temps à dormir, lire des livres ou construire des projets.

Si je semble réagir, agissant momentanément comme miroir, ou au contraire en étant absolument neutre, jusqu'aux mâchoires saillantes branchées sur l'indifférence, c'est que je fais un retour à l'expéditeur. Ou j'enseigne une voie différente. Those who are kind with me know. Dans les transactions humaines, les conflits à différentes sauces sont usités comme monnaie parfaitement admissible. Dans mon pays, de telles devises ne sont pas reconnues et sont refusées, et remises à la personne concernée.