mardi 4 juin 2019

Sonnet de mes vingt-deux ans

Voici un sonnet que j'ai écrit, autrefois... L'été de mes vingt-deux ans, si je ne m'abuse. L'un de mes premiers sonnets, et l'un de mes premiers poèmes pour tout dire.

RÉFLEXION AU SUJET D'UNE ÉTOILE

Ton âme dort en ce corps fragilement beau,
Semblable à ces nobles constructions égyptiennes,
Bâties sous la torpeur d'étoiles bohémiennes.
Tendre déité constellée de deux yeux d'eau...

D'un côté, l'on voit ton âme sans dire mot.
Ils sont larges, ces boucliers d'azur, et vaines!...
Ces illustrations sonores que l'on dégaine
Pour décrire ces bleus miroirs où l'on voit trop!

Car en tes frêles yeux d'une atténuée braise,
Tu ériges des chants, en reflets, qui tuent l'aise,
Afin que nous goûtions à toutes tes morsures;

Afin qu'avec toi l'on contemple la sordide
Vérité de l'Être; car la vie n'est que pur
Démantèlement des astres, ô ma splendide!

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